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Jeudi 26 mai

14h préfecture d'Annecy

18h place des Arts Thonon

le 14 juin manifestation nationale à Paris

Les détenteurs actuels du pouvoir d’État ne supportent pas la contestation. Ils multiplient les déclarations belliqueuses contre les actions décidées par les salariés, et ciblent particulièrement la CGT.

En dégainant le 49-3 ils voulaient siffler la fin de la mobilisation. Mais ça n'est pas eux qui en décident et la colère face au coup de force a donné un motif supplémentaire de se mobiliser.

Selon eux les salariés des raffineries, ports, SNCF, Poste, EDF, etc., les syndicats, n'auraient pas la légitimité pour s'opposer au projet de loi Travail tandis que le gouvernement la détiendrait pour l'imposer.

Minoritaires, isolés, aux abois, ils ont décidé d'envoyer la troupe contre les grévistes, les blocages.

En régime démocratique, la souveraineté appartient au peuple (ni au roi, ni au Président, ni à quiconque). Or la majorité de la population est opposée au projet de loi Travail. Sondage après sondage elle le répète à plus de 70%. Aucune enquête d'opinion, pas une seule, ne dit autre chose. 1.300.000 personnes ont signé la pétition contre le projet. Une pétition favorable a également été lancée, le nombre de signataires est tellement ridicule que ses initiateurs ne l'ont jamais publié. Ceux qui ont légitimité sont donc ceux qui portent l'avis du peuple, aujourd'hui les salariés, les jeunes, les syndicalistes ... Et sont illégitimes celles et ceux qui s'en éloignent, s'obstinent dans une voie massivement rejetée par la population.

De plus le gouvernement n'a qu'une légitimité démocratique relative (très relative). Aucun de ses membres ne détient sa légitimité du peuple. Le premier ministre s'est soumis aux primaires organisées en 2011 par le PS : 5,63 %. Le ministre de l'économie, Manuel Macron, n'a jamais recueilli la moindre voix du peuple. Le gouvernement est nommé par le Président de la République. Ce dernier est, certes, élu directement par les citoyen-ne-s. Il possède donc une légitimité démocratique. Mais ceci autant qu'il mène l'action pour laquelle il a été élu. Cette légitimité n'existe nullement pour faire ce qui n'a en aucune circonstance été évoqué avant, ce qui ne figure aucunement dans son programme électoral, ce qui va totalement à l'encontre de ce qu'il a présenté aux électrices et électeurs pour obtenir leurs suffrages.

Par l'article 49-3 de la Constitution, le gouvernement, non élu, dispose du pouvoir d'imposer sa volonté aux députés, qui elles et eux sont élu-e-s. C'est un moyen de faire la loi sans celles et ceux élu-e-s pour l'élaborer. François Mitterrand lui-même l'a décrit comme un coup d'état permanent.

Dans notre République il n'y a qu'une légitimité, celle du peuple. Il est permis de discuter de la validité des sondages d'opinion pour exprimer son choix. Mais alors pour rendre légitime démocratiquement une décision contestée il demeure possible d'organiser la consultation du peuple, par référendum. Cela appartient au Président de la République. En attendant qu'il rende au peuple sa souveraineté, il est tout à l'honneur des organisations de jeunes et des principaux syndicats de salariés d'organiser prochainement une votation citoyenne.

Les communistes, qui participent activement aux mobilisations contre la loi Travail et loi de régression du droit social, loi sans légitimité démocratique, s'engageront sans compter pour que la voix du peuple puisse se faire entendre. 

Rendez-vous donc :

Jeudi 26 mai

14h préfecture d'Annecy

18h place des Arts Thonon

le 14 juin pour une manifestation nationale à Paris