Nous étions 234 hauts-savoyards au départ de Bellegarde et Annecy pour aller manifester pacifiquement à Paris et environ 450 personnes ont manifesté à Annecy contre la loi Travail.

Nous sommes arrivés vers 10 h30 très tôt avant la manifestation, place d’Italie et dans l’avenue des Gobelins, nous avons pu voir que les cars de CRS se préparaient, nous n’avons jamais vu de tels équipements : fusils, grenades, … pourquoi n’ont-ils pas empêché d’arriver les casseurs ?

La manifestation parisienne a été énorme, il n’y a qu’à voir les photos aériennes, il est évident que la mobilisation était massive. A tel point que vers 16 h 15 nous avons dû quitter le cortège en route pour rejoindre la gare de Lyon bien avant le but pour espérer reprendre le train de 17 h49. La fin de la manifestation n’avait pas encore quitté le départ. Les CRS nous empêchaient de quitter le cortège, nous avons été obligés de faire demi-tour pour retourner à une rue où des gendarmes plus coopératifs nous ont permis de rejoindre la gare Montparnasse. Pour notre part nous n’avons vu aucun geste de violence, aucune provocation de la part des manifestants.

Nous n’avons vu que solidarité, chaleur humaine, enthousiasme, des milliers et des milliers d’employé-e-s, d’ouvriers-ières, de jeunes et vieux au coude à coude pour une autre société

Oui nous condamnons les casseurs qui n’ont rien à voir avec les manifestants et exigeons une commission d’enquête pour savoir qui ils sont.
D’ailleurs comment des syndicalistes, des ouvrières et ouvriers, des employé-e-s pourraient s’en prendre à l’Hôpital Necker ?

Une chose est certaine, à qui profitent ces exactions ?

Nous sommes scandalisé-e-s par la réaction du gouvernement et de la droite.

Quant à l’extrême droite : ils avaient déposé au Sénat, des amendements encore plus régressifs : doublement des seuils sociaux pour la création des comités d’entreprise, le retour sur la défiscalisation des heures supplémentaires, réduction à deux mois de la baisse des commandes pour justifier les licenciements, suppression du compte pénibilité, suppression de l’article sur le harcèlement sexuel etc. avant de les retirer lorsque ceux-ci ont été rendus publics !!

La CGT, la FSU, FO, l’UNEF, l’UNL ont fait des propositions pour sortir de la crise.

Nous exigeons que des négociations s’ouvrent. C’est cela la démocratie.



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