"Je n'imagine pas que le gouvernement britannique, quel qu'il soit, ne respecte pas le choix de son propre peuple."
C'est ce qu'a déclaré François Hollande à son arrivée au Conseil européen qui s'est tenu,hier, mardi 28 juin, pour examiner les conséquences du vote des anglais en faveur de la sortie de l'Union européenne.
Nous n'imaginons pas davantage que le gouvernement français, quel qu'il soit, ne respecte pas le choix de son propre peuple. En France, la majorité du peuple rejette le projet de loi travail. Depuis quatre mois tous les sondages mesurent constamment 70% d'opposants. Tous les syndicats de salariés, sauf un, s'y opposent ou demandent de profondes modifications. Il n'y a pas de majorité à l'Assemblée pour voter le texte. Ce qui est valable outre Manche, doit l'être de ce côté ci.

Le 9 février 2006 François Hollande, alors député, déclarait : "Le 49-3 est une brutalité, le 49-3 est un déni de démocratie, le 49-3 est une manière de freiner ou d'empêcher le débat parlementaire".

Monsieur le Président vos déclarations vous obligent. Respectez le choix du peuple français, suspendez le débat parlementaire, et ouvrez les négociations avec les syndicats pour écrire un code du travail porteur de droits nouveaux pour les salariés.