Un long article publié aujourd'hui, jeudi 1er février, par le Dauphiné libéré décrit par le menu le travail du Comité opérationnel départemental anti-fraude (Codaf).

Il révèle la pratique répandue chez un certain nombre de patrons visant à échapper à leurs obligations sociales.

Les prestations sociales sont l'expression de la solidarité, financée par nos cotisations ou nos impôts. Il n'est évidemment pas acceptable que des personnes en bénéficient indûment. Toutefois l'essentiel de la fraude ne se situe pas du côté de ces quelques bénéficiaires, dont la plupart est en outre de bonne foi.

Non la fraude à l’impôt et aux cotisations est mille fois plus importante. Là il s'agit annuellement de 60 à 100 milliards € selon toutes les études ou enquêtes parlementaires. Ils résultent de la fraude fiscale, l'évasion fiscale, le non versement des cotisations sociales, d'emplois dissimulés, etc..

De plus, selon l’ODENORE (Observatoire des non-recours aux droits et services), la moitié des potentiels bénéficiaires du RSA n'en font pas la demande, pour un montant estimé de 5 milliards € par année. De plus il faut rappeler le montant dérisoire du RSA : 545 € pour une personne seule.

De même la moitié des chômeurs ne perçoit aucune indemnité.

Il est urgent d'ouvrir une nouvelle ère de progrès social qui consacre une part plus importante des richesses crées à permettre à toutes et tous de vivre dignement, par un revenu décent, une sécurité sociale renforcée et des services publics étendus. Nous pouvons en avoir et les moyens humains et les moyens financiers. Il reste à les prendre.

Loris FONTANA

Maire adjointe déléguée de Cran-Gevrier

Secrétaire départementale du PCF