contrib.pngLe gouvernement de N. Sarkozy avait eu le projet d’obliger les frontaliers à cotiser à la Sécurité Sociale plutôt qu’à une assurance privée.

Le gouvernement socialiste reprend le projet.

Il est donc surprenant de voir les députés UMP ( dont le maire de Bonneville ) soutenir le groupement des frontaliers dans sa protestation.

L’assurance privée propose du « sur mesure » avec des cotisations « adaptés aux risques de l’assuré. » C’est séduisant mais qu’en sera-t-il une fois le maladie venue ? Y aura-t-il l’instauration d’un bonus malus ?

L’esprit de la Sécurité sociale est que chacun cotise en fonction de ses revenus et soit soigné en fonction de ses besoins.

Dans ce débat, introduisons quelques données passées sous silence :

  1. Les employeurs suisses ne contribuent pas à la protection sociale de leurs salariés
  2. Il n’est pas rare de voir un parent travailler en Suisse pour le revenu et l’autre parent avoir un travail en France pour assurer la protection sociale des enfants
  3. Dans notre département, la vie est chère aussi pour ceux qui ne sont pas frontaliers et qui cotisent à la Sécu et aux ASSEDIC.
  4. Il sera sans doute nécessaire d’adapter le taux de cotisation des frontaliers mais leur participation à la solidarité paraît incontournable, c’est aussi une sécurité pour eux-mêmes, ils ne seront pas toujours jeunes, en bonne santé et… frontaliers